Mali : Bonne fête de l’Aïd et très belle espérance constitutionnelle !


Rédigé le Dimanche 25 Juin 2017 à 04:13 | Lu 400 commentaire(s)

Aux populations du Mali vivant sur le territoire national ou à l’étranger, à nos compatriotes déplacés à l’intérieur du pays ou réfugiés dans les états voisins suite à l’insécurité multidimensionnelle et permanente, ainsi qu'aux Ami(e)s du Mali, le FNC (Front Nouveau Citoyen) souhaite une excellente fin de mois de jeûne et une très bonne fête de l’Aïd el-Fitr.
Le ramadan de l’an 1438 du calendrier musulman a été une extraordinaire période d’épreuves sociétales intensifiées par les turpitudes d’un pouvoir vaniteux de son devoir de jouissance et crasseux dans son droit d’insouciance.

Bamako a tenu et les Maliens ont ébranlé le pouvoir !

Dans sa reculade, le mercredi 21 juin, le Président et son gouvernement ont fini par décider le report à une date ultérieure du référendum, prévu le 9 juillet, sur la révision de la Constitution.

Aujourd’hui, le Président du Mali et ses flagorneurs doivent tirer les enseignements du passé proche et retirer définitivement le projet de référendum inapproprié.

Empêcher la tenue du référendum constitutionnel, c’est poser un acte de salubrité nationale et reconnaître l’ordre des urgences en ce pays presque failli par la faute de dirigeants véreux et jouisseurs !




 
Aux populations du Mali vivant sur le territoire national ou à l’étranger, à nos compatriotes déplacés à l’intérieur du pays ou réfugiés dans les états voisins suite à l’insécurité multidimensionnelle et permanente, ainsi qu'aux Ami(e)s du Mali, le FNC (Front Nouveau Citoyen) souhaite une excellente fin de mois de jeûne et une très bonne fête de l’Aïd el-Fitr.
 
Le ramadan de l’an 1438 du calendrier musulman a été une extraordinaire période d’épreuves sociétales intensifiées par les turpitudes d’un pouvoir vaniteux de son devoir de jouissance et crasseux dans son droit d’insouciance.
 
En l’an 1438 hégirien, le Président malien élu au suffrage universel il y a bientôt 4 ans préparait son propre sacre impérial pour le 9 juillet prochain, date à partir de laquelle le peuple souverain du Mali ne serait plus jamais consulté en référendum sauf concernant « … la durée ou le nombre de mandats du Président de la République, des députés et des sénateurs… » (Article 143, alinéa 4 du projet de référendum)
 
Ainsi, le Président, devenu Roi au soir du 9 juillet, pourrait tailler, monnayer, brader toute portion du territoire national qu’il voudrait troquer avec quiconque il le désirerait, avec la complicité du parlement convoqué en congrès, et acquis d’avance en raison du mode de désignation des sénateurs ! (Article 61, alinéa 1er du projet de référendum)
 
Des milliers de Maliennes et Maliens ont dénoncé ce funeste projet au cours de manifestations tantôt empêchées, tantôt autorisées, mais souvent gazées et brutalisées en plein mois de ramadan à Bamako.
 
Les Maliens, à travers le monde, ont repris et grossi le grand mouvement de défense de la constitution en vigueur, celle née de la révolution victorieuse du 26 mars 1991.
 
Bamako a tenu et les Maliens ont ébranlé le pouvoir !
Dans sa reculade, le mercredi 21 juin, le Président et son gouvernement ont fini par décider le report à une date ultérieure du référendum, prévu le 9 juillet, sur la révision de la Constitution.
 
Un report n’est pas un retrait !
 
Le droit légitime du Peuple Malien de réviser sa Constitution dans le respect des procédures en vigueur, doit exiger que cette opération soit justifiée par la quête d’institutions répondant aux besoins de développement économique, social et culturel de toutes et tous, sans discrimination.
 
Au Mali, aucune révision de Constitution ne doit plus pouvoir se fonder exclusivement sur les facéties d’un président et son clan ou sur le renforcement de leurs pouvoirs au détriment de ceux du Peuple et ses représentants.
 
Ainsi, il relève du devoir de tous les citoyens maliens d’user de toutes leurs ressources, afin d’éviter que les moyens de stabilité de nos institutions se confondent avec les instruments de pérennisation de pouvoir personnalisé, ô combien arrogant et malveillant !
 
Au Mali, l’insécurité n’est pas du tout résiduelle comme l’affirment la Cour constitutionnelle et des politiciens s’affichant au premier plan et disant "oui et non" à la fois au projet, en fonction de leur intérêt grégaire.
Et la présence des forces armées étrangères sous pavillon onusien sur l’étendue du territoire atteste, s’il en était besoin, l’état de l’insécurité multidimensionnelle et permanente dans ce pays.
 
Dans ces conditions, les Maliennes et les Maliens, partout où ils se trouvent, doivent unir leurs forces et leurs énergies pour sauver le pays de leurs ancêtres en le défaisant d’un fléau double : le projet de référendum constitutionnel et ses promoteurs irrationnels !
 
Pour rappel, le "FNC canal historique" est né le 26 août 2011 suite à "l’Appel du 26 août" lancé par le Front du Non à la nouvelle Constitution initiée par ATT et qui avait fortement mobilisé la résistance en France, en Europe, aux USA, au Canada mais aussi au Mali, contre le projet de référendum de l’époque.
 
Le FNC avait alerté, sensibilisé et mobilisé.
En moins de trois (3) mois, le "Front du Non à la nouvelle Constitution" avait adressé plus de cinq-cents (500) correspondances nominatives d’alerte à chacune des composantes de la société malienne : société civile et organisations féminines, autorités confessionnelles et laïques, partis politiques et syndicats, forces armées et de sécurité, institutions de la République et autorités indépendantes ayant rang d’institution, enfin au premier ministre et au président de la République.
 
Pourtant, aucune de nos correspondances n’eut le moindre effet décisif sur l’obstination inquiétante des dirigeants du Mali à déchoir, vaille que vaille, le Peuple de sa souveraineté conquise dans le sang et par les luttes victorieuses !
 
Seul l’événement du 22 mars 2012 a réussi à mettre un terme à l’aveuglement des tenants du pouvoir à 40 jours des consultations et de la fin de leur ultime mandat.
 
Aujourd’hui, le Président du Mali et ses flagorneurs doivent tirer les enseignements de ce passé proche et retirer définitivement le projet de référendum inapproprié.
 
Le Peuple souverain avisera !
 
Empêcher la tenue du référendum constitutionnel, c’est poser un acte de salubrité nationale et reconnaître l’ordre des urgences en ce pays presque failli par la faute de dirigeants véreux et jouisseurs !
 
Bonne fête de l’Aïd el-Fitr !
 
Vive le Mali fort et indivisible !